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23/10/2020

une

Prêtres Le presbyterium, c'est-à-dire l'ensemble des prêtres du diocèse, s'est rassemblé autour de notre évêque ce mardi 13 octobre à Gonesse. Lire l'homélie de Mgr Stanislas Lalanne.

 

« Gardons confiance ! »
par le P. Martin Tachoires, curé de Marines

martin tLe 13 octobre 2020tous les prêtres du diocèse se sont réunis autour de notre évêque, à l’église Saint Pierre-Saint Paul de Gonesse, pour la journée du presbyterium.
Matthieu Lours, historien de l'architecture et enseignant à l'université de Cergy-Pontoise, nous a donné une conférence passionnante sur cette magnifique église, la plus grande du Pays de France. A tel point que le P. André Brinon, ancien vicaire général, me disait qu’au moment de la création du diocèse en 1966, la question s’était posée de faire de l’église de Gonesse la cathédrale...
Après cette présentation, notre conférencier, qui est aussi organiste, nous a donné un concert sur l’orgue dont le buffet est daté de 1508 et sous lequel des panneaux de bois sont peints d'anges musiciens.
Nous avons eu ensuite un temps fraternel en petit groupe, pour échanger sur notre état d’esprit en cette rentrée pastorale marquée par la crise du coronavirus. Dans notre groupe d’une dizaine de prêtres, nous nous disions que même si les difficultés sont bien réelles, nous avions à garder confiance et aussi l’espérance ! Nous étions aussi invités à réfléchir aux appels particuliers du Seigneur, en cette période inédite.
C’est par la célébration de la messe que nous avons terminé ce temps très fraternel. Une messe votive au Saint-Esprit, pour nous laisser conduire par son souffle tout au long de l’année…

 

 

Homélie de Stanislas Lalanne
pour l’eucharistie de la rencontre du presbyterium
Gonesse, le mardi 13 octobre 2020
(Luc 15, 3-7)

 


Le Christ, portant sur ses épaules une brebis : c’est tout l’Evangile qui est là, en une seule image, la Bonne Nouvelle de l’amour miséricordieux de Dieu.
C’est notre propre vie mais aussi notre ministère de prêtre qui sont manifestés…

Comme dans toute parabole, le Christ veut nous révéler quelque chose du mystère de Dieu et du mystère de l’homme dont nous sommes, comme prêtres, les témoins et les signes. Il nous révèle dans ce récit deux notes fondamentales du cœur de Dieu : la miséricorde et la joie.
En même temps, il adresse un appel à l’homme : un appel à la conversion.

Tout part de la miséricorde de Dieu et retourne à la joie de Dieu.Cet homme qui laisse ses 99 brebis dans le désert pour courir à la recherche de la brebis perdue, c’est le Christ qui délaisse apparemment les justes pour aller aux brebis perdues d’Israël : les publicains, les pécheurs, les femmes perdues, les malades, les paralysés, les aveugles…

Le cœur de Jésus a vraiment tremblé pour la brebis perdue. Il nous dévoile quelque chose du cœur même de Dieu quand un homme se perd. Il nous dévoile quelque chose du cœur du prêtre. Le cœur humain de Jésus est devenu dépositaire de l’angoisse de Dieu pour les pécheurs.

Cette parabole de la brebis perdue me suggère deux traits caractéristiques de l’amour miséricordieux de Dieu : un amour inquiet et un amour actif.
Dieu connaît la bienheureuse crainte de l’amour, celle qu’ont connue tous ceux qui ont vraiment aimé dans leur vie : la crainte de perdre celui qu’on aime. Dieu ne prend jamais son parti du péché de l’homme.
Il nous attend au détour du chemin, comme le père de l’enfant prodigue. Péguy, qui n’était pas un Père de l’Eglise mais qui savait ce que c’est que la miséricorde, a pu écrire que « la brebis perdue a introduit l’espérance au cœur même de Dieu ».
Dieu ne se contente pas d’attendre le pécheur, il va au-devant. Son amour est un amour actif. Sa miséricorde nous poursuit, elle précède notre repentir, afin de nous rendre dignes de son pardon.
C’est bien ce que suggère l’image du berger qui s’en va à la recherche de la brebis perdue.
La miséricorde de Dieu est tellement active qu’elle est créatrice. Dieu attend seulement le premier mouvement de repentir de notre liberté.

 

1

 

Comme prêtres, notre joie est d’être les hommes de l’ouverture vers le Dieu de miséricorde, depuis ce chemin intime où l’on passe des ténèbres à la lumière, de l’alliance du désert jusqu’aux épousailles les plus secrètes…
Jésus affirme qu’il y a plus de joie pour un seul pécheur qui revient au bercail que pour 99 justes qui ne sont jamais partis. Etrange calcul ! Telle est pourtant l’arithmétique de Dieu. Ce calcul risque de décourager les justes que nous sommes ou que nous prétendons être. C’est à vous donner l’envie d’être une brebis perdue !

Ce problème a beaucoup préoccupé les saints ! Cependant, ils ont trouvé la paix en découvrant qu’eux aussi étaient des brebis perdues et que, s’il y avait quelque bien en eux, c’était pure miséricorde de Dieu.

Si Jésus, dans l’Evangile, aime d’un amour privilégié les pécheurs, ce n’est pas, bien sûr, à cause de leur péché, mais :
- parce que l’expérience du péché les rend plus humbles que les justes,
- parce qu’ils ont besoin d’être pardonnés, guéris,
- parce qu’ils sont disponibles envers l’amour de Dieu.

Le sacrement du pardon que nous recevons et que nous donnons le manifeste fortement.

Dans cette parabole de la brebis égarée, on ne peut donc pas séparer la révélation bouleversante de l’amour de Dieu et de l’appel à la conversion.
Cet appel concerne chacun de nous, car nous sommes pour une part, la brebis perdue.

Mais aujourd’hui, nous ne pouvons plus entendre cette parabole sans penser que la brebis perdue, c’est une masse immense d’hommes et de femmes autour de nous, qui ont perdu le chemin de Dieu ou, plutôt, qui ne l’ont jamais trouvé, ni même cherché…
Ou tout simplement tant et tant de personnes qui se sentent perdues, qui sont inquiètes ou angoissées, qui ont perdu la confiance…
Ce mystère de la conversion du monde nous dépasse complètement, mais nous avons, comme prêtres, comme pasteurs, à partager dans notre prière l’inquiétude, la sollicitude du Christ pour les pécheurs.
Nous avons à être, comme prêtres, comme pasteurs, les signes de cette sorte d’acharnement du pasteur de la parabole.
Nous ne sommes pas les hommes d’un système ni d’une institution. Nous sommes les hommes de l’ouverture : vers Dieu et vers les plus pauvres. Saisis par la charité…
En effet, le Dieu des miséricordes reporte son amour sur chaque homme, comme s’il était unique.

 

2

 

En quelque sorte, par notre bouche, Dieu dit à chacun : « Tu as pour moi de l’importance ; tu me manques ; pour toi, j’engage ma propre vie. »
C’est bien le sens magnifique de notre vocation, de notre engagement, de notre ministère de prêtre. Un ministère tellement enthousiasmant !

Cet Evangile de la grâce de Dieu concerne chacun.
Nous risquons sans cesse de nous perdre, et sans cesse l’amour de Dieu nous cherche, lui qui nous dit : « Je m’intéresse à toi précisément et à ta vie. »
On peut entendre un certain nombre de questions, de craintes : finalement, cet évangile de la miséricorde n’aboutirait-il pas à la facilité, à la permissivité, au désengagement éthique ?

Chez celui qui le reçoit, l’Evangile de la grâce imprime la marque de la gratuité.
Mais il n’y a rien de plus exigeant que la gratuité, précisément parce qu’elle n’a pas de limites, à la différence du message de la loi (je ne suis pas obligé, personne ne m’a établi gardien de mon frère !).

Chers frères prêtres, les exigences de l’Evangile de la grâce invitent à dépasser tout légalisme, tout raidissement pastoral, parce qu’elles nous touchent au plus intime et nous invitent au don de soi, jusqu’à la mort. Comme prêtres nous ne sommes pas les hommes de frontières mais les hommes de l’ouverture, vers Dieu, vers nos frères et sœurs en humanité.

Permettez-moi de terminer mon homélie par cette très brève prière :
Donne-nous, Seigneur, de comprendre les exigences de ton Evangile de grâce.
Imprime-les en nos cœurs et en nos vies, comme tu la fais pour Pierre, Paul et tant de disciples, depuis les apôtres jusqu’à ce jour.
Donne-nous de devenir, en Eglise et dans le monde, les témoins de la grâce de l’Evangile. Amen.

 


►VOIR AUSSI : Qu'est-ce que le Conseil presbytéral ?

13 octobre 2020

 

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