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30/05/2020

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Sandrine, 27 ans, nous fait le récit de son cheminement de foi. Elle raconte comment, peu à peu, à travers Sa Parole, l’appel de Dieu a résonné en elle. Témoignage.

 

Je m’appelle Sandrine et j’ai 27 ans. Je suis originaire du Nord et vis à Cergy depuis 2 ans. J’ai eu la chance de participer au pèlerinage du Mont saint Michel en juillet, mon premier pèlerinage. C’est seulement depuis décembre dernier que je suis engagée dans la foi et que je prépare ma première communion et ma confirmation. Ce fut un long chemin pour en arriver là. J’ai été baptisée bébé mais ma famille ne pratiquant pas la religion, je n’ai pas connu la parole de Dieu et j’ai longtemps été athée.

A 16 ans, la lecture du texte du philosophe et mathématicien Pascal « le pari gagnant » m’a fait douter. J’ai réalisé alors, qu’avec le peu de connaissance que j’avais du monde, de la vie et de la religion, je n’avais pas le droit de renier Dieu. La démonstration de Pascal était simple et sans appel : croire coûte peu dans ma vie quotidienne mais cela peut me faire gagner la vie éternelle. Je suis devenue agnostique.

Beaucoup pensent que c’est paradoxal que ce soit la science qui m’ait fait croire. Mais moi je pense le contraire.


La foi m’est venue en première année de médecine. Beaucoup pensent que c’est paradoxal que ce soit la science qui m’ait fait croire. Mais moi je pense le contraire. Quand je vois la complexité du corps humain, je sais qu’il est impossible qu’ l’Homme n’ait pas été « pensé » puis créé. Et je pense qu’il en est de même dans d’autres domaines de la science. Alors que certains disent que la nature a bien fait les choses, désormais moi je dis que mon créateur a bien fait les choses.


Croire en la religion m’a demandé plus de travail et de discernement. Car quand on ignore tout de la parole de Dieu, on ne voit que les aspects négatifs de la religion, avec les guerres et les polémiques largement retransmises par les médias. C’est en parlant de religion avec des personnes de diverses confessions religieuses que j’ai appris que les religions ne s’opposent pas mais racontent la même histoire. Et là encore je me suis dis que ce ne pouvait pas être le fruit du hasard.

Mais cela a été difficile de me lancer. D’abord parce que je ne savais pas quelle religion pratiquer, et parce que je pensais que ma famille ne me comprendrait pas. J’ai ensuite dû déménager pour le travail et je me suis retrouver seule à Cergy. Lors de l’exercice de ma profession (je suis sage-femme) j’ai dû faire face à une situation tellement complexe que j’ai demandé l’aide de Dieu. Et il m‘a aidé et ce qu’il a fait était pourtant impossible, mais il l’a fait. C’est la première fois que j’ai senti sa présence.

Quand on est un « bébé de la religion » comme moi, on est curieux de tout et on voudrait apprendre très vite.

 

Par la suite mon copain a commencé à m’amener à la messe quand je ne travaillais pas. Je me suis familiarisée petit à petit à la parole de Dieu et j’ai ensuite commencé à suivre le catéchuménat pour adultes, soulagée que d’autres comme moi soient dans cette démarche. Quand on est un « bébé de la religion » comme moi, on est curieux de tout et on voudrait apprendre très vite. Donc quand on m’a proposé un voyage en Israël, c’était l’aubaine de débuter mon cursus par la terre où tout a commencé. Malheureusement, le contexte géopolitique actuel a empêché ce voyage. Le diocèse de Pontoise a pu nous proposer le pèlerinage au Mont saint Michel. J’ai pu me confronter à l’aspect communautaire de la religion pour la première fois avec des personnes venant d’horizons différents et avec des histoires personnelles de la religion très différentes. Certains étaient comme moi et avaient parcouru un long chemin pour en arriver là. D’autres avaient « baigné dans la marmite » depuis qu’ils étaient petits. J’avais quelques préjugés sur les « cathos » et le préjugé selon lequel ils chantent beaucoup est vrai. Mais à ma grande surprise je me suis laissé entrainer par les chants cathos et je les fredonne encore aujourd’hui. Ils n’ont rien à envier aux hits. Là où j’ai été impressionnée c’est par leur ouverture d’esprit et le plaisir manifeste qu’on a tous ressenti d’être ensemble et d’être rassemblés par notre foi. Il y avait un vrai esprit de groupe où chacun se parle et tient compte de l’autre. On était dans un cocon où le groupe primait mais où chacun avait sa place. Avec le recul c’est vraiment un bonheur à l’état pur. On se contentait de peu, mais on avait l’essentiel : on était ensemble et on vivait les émotions de ce pèlerinage ensemble. Mon moment préféré de ce pèlerinage : un chant chanté en communion dans le bus. Nous venions de passer une très belle journée au Mont, et cela marquait la fin de notre pèlerinage. Quelques personnes se sont mises à chanter et le groupe a suivi. Nous avons chanté notre joie et notre foi dehors et dans le bus, à la face de monde, sans honte, sans peur. Cela m’a très ému car avant j’étais de l’autre côté de la barrière, j’étais celle qui regardait. De plus je m’exprime peu sur la religion, et je suis très discrète, je ne porte pas de croix. Et j’ai enfin pu m’exprimer de la façon la plus jolie qu’il soit, en chantant.

J'ai été impressionnée c’est par leur ouverture d’esprit et le plaisir manifeste qu’on a tous ressenti d’être ensemble

L’autre temps fort pour moi a été la soirée « réconciliation ». J’ai pu y vivre le premier sacrement dont j’avais conscience : la confession. Je la désirais et la redoutais en même temps depuis que j’ai pris conscience qu’il faudrait me confesser avant de communier. En effet de par mon métier j’ai dû accomplir des actes réprouvés par l’Eglise et j’avais tout simplement peur de ne pas être pardonnée. Je m’en serais voulu si je n’avais pas franchi cette étape et l’esprit de groupe qui régnait ce soir là m’a aidé à la franchir. Ne sachant pas du tout comment m’y prendre, c’est le prêtre qui m’a guidé. J’ai d’abord remercié Dieu, puis j’ai étalé ma conscience en espérant ne rien oublier.

Ce pèlerinage a agrandi ma foi en l’être humain. A l’instar du jeu de « l’ange » que nous avions lancé, où chaque personne était l’ange gardien d’une autre personne, nous pouvons faire preuve de beaucoup de bonté les uns envers les autres. J’ai même cru que mon ange gardien était quelqu’un d’autre, une fille du groupe qui me faisait beaucoup de compliments. Mais ce n’était pas elle, ses compliments étaient spontanés et « gratuits ». Cela fait du bien dans ce monde où tout se monnaye. Et finalement, la bonté c’est comme la foi, ça coûte peu mais ça apporte beaucoup. Apparemment mon sourire a fait beaucoup pour une personne, mais finalement c’est moi qui en tire le plus grand bien.

J’espère être de nouveau rassemblés avec toutes ces belles personnes pour de nouvelles aventures et pourquoi pas pour un prochain pèlerinage en Israël.

Sandrine
Septembre 2014

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