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06/07/2020

2003acteurs sante

Solidarité Au temps du coronavirus, les acteurs de la pastorale santé restent mobilisés ! Quelle que soit la situation, et la possibilité d’action des bénévoles, tous sont unis dans la prière pour les personnes malades, âgées, en situation de handicap, dans une Espérance qui ne faillit pas. Voici un aperçu de leurs actions et quelques témoignages !

 

• Le téléphone fonctionne bien entre résidents d’EHPAD et paroissiens engagés dans le SEM :

Dans un EHPAD : une responsable d’équipe SEM appelle régulièrement Madeleine, résidente de 93 ans. La vieille dame l’informe de ce que vivent les résidents, et c’est elle aussi, malgré son grand âge et son isolement, qui rassure par téléphone les familles de résidents incapables de communiquer.

Dans d’autres EHPAD : des courriers ont été envoyés aux soignants et aux résidents pour leur apporter soutien et réconfort pendant le confinement. Les enfants sont sollicités pour adresser leurs dessins aux personnes âgées, afin de rompre leur isolement.
Le message de Mgr Stanislas Lalanne aux professionnels de santé a pu être transmis aux soignants de certains établissements.
Certains membres du SEM sont en lien avec les soignants des établissements.

• L’attention aux personnes en situation de handicap ne se relâche pas :

Des chaînes de téléphone se mettent en place pour prendre des nouvelles de personnes porteuses de handicap et de leurs familles vivant le confinement à domicile.
Dans les établissements, les foyers, des relais par téléphone se font entre soignants, résidents et personnes de l’extérieur, chacun faisant tout son possible pour maintenir le lien.
Dans une maison d’accueil spécialisé, un aumônier est au téléphone chaque jour avec une personne malade et angoissée.

• Et à l’hôpital ?

A l’hôpital, les aumôniers continuent de répondre, lorsqu’ils en ont l’autorisation, aux demandes exprimées par les malades ou leurs proches. Ils accompagnent tout particulièrement les familles qui souffrent de ne pouvoir être aussi présentes qu’elles le voudraient. Ils sont tout spécialement mobilisés auprès des personnes en fin de vie, et collaborent pleinement avec les soignants dans cette situation de crise.

Quelle que soit la situation, et la possibilité d’action des bénévoles, tous sont unis dans la prière quotidienne pour les personnes malades, âgées, en situation de handicap, dans une Espérance qui ne faillit pas.

• Auprès des personnes en situation de handicap

Des personnes se mobilisent pour mettre dans les boîtes à lettre de personnes en situation de handicap les imprimés dérogatoires pour leur permettre de sortir comme autorisé. Beaucoup n’ont pas d’ordinateur ou d’imprimante. Nouvelle mobilisation avec les nouveaux imprimés !

Des chaînes de téléphone se mettent en place pour prendre des nouvelles de personnes porteuses de handicap et de leurs familles. Au sein des groupes de rencontre ou des mouvements, l’autorisation est demandée aux personnes de diffuser leur no de téléphone.

Une réunion d’équipe a pu se tenir en conférence téléphonique avec deux personnes malentendantes. Pour l’une d’elle en particulier, des SMS ont été envoyés au long de la réunion, pour lui permettre de suivre les échanges.

Toute une chaîne de communication : Pauline, presque totalement sourde, allait voir sa maman de 90 ans, Vitaline, tous les jours à la maison de retraite, ce qu’elle ne peut plus faire. Connaissant la surdité de Pauline, un soignant de l’établissement lui a téléphoné pour « se faire l’interprète » à distance avec sa maman. Pauline a vu l’appel sur son téléphone fixe, sans pouvoir y répondre bien sûr. Elle a tout des suite envoyé un Sms à la maison de retraite. Une chaîne de transmission a eu lieu au sein de l’établissement et la maman âgée a pu ainsi être rassurée sur la bonne santé de sa fille. Et réciproquement.

Un oui immédiat : un établissement accueillant une jeune fille porteuse de handicap en externat, a proposé aux parents de garder leur fille chez eux pendant la durée du confinement, en leur demandant d’y réfléchir. La réponse immédiate et positive des parents pour soulager le travail des éducateurs et personnels du foyer, a beaucoup touché l’interlocuteur.

J’ai osé inviter... : « Comme on me l’avait suggéré dit Eric, j’ai osé mettre des papiers dans les boîtes à lettre de mes voisins, les invitant à faire du bruit tous les soirs à 20h en hommage au travail de tous les soignants. Hier soir, plusieurs voisins se sont joints à moi. Nous continuons ! »

Un membre d’Amitié Espérance demande quelles personnes il peut joindre pour briser la solitude et s’assurer que tout va bien.

Un couple (cardiologue et cadre sup de santé) ont trois enfants. Ils sont gardés en école primaire ou au collège par des professeurs volontaires. Un des professeurs se propose de faire à manger tous les jours aux enfants et une autre personne a attendu la jeune femme à 21h à son retour du travail pour lui donner un sac de courses, leur évitant ainsi d’avoir des courses à faire en plus de leur travail.

• Échos des familles ou des personnes porteuses de handicap

La vie de famille est rendue parfois difficile quand des établissements spécialisés ferment : Les établissements spécialisés renvoient chez eux les personnes en situation de handicap quand cela est possible, pour soulager les personnels pouvant être atteints par le virus ou gardant leurs enfants. Les ESAT ou les IME sont fermés et les jeunes sont de retour chez eux. Les cellules familiales se recentrent, ce qui peut être positif, mais ce qui peut aussi être extrêmement difficile pour les familles. Les établissements extérieurs sont de vraies soupapes familiales, autant pour le développement des personnes, que pour préserver une vie de famille harmonieuse.

Le confinement peut augmenter les tensions familiales : au sein d’un couple de personnes malades psychiques vivant dans un petit espace, le confinement augmente la tension et l’atmosphère peut être rapidement invivable, au point que le curateur de la jeune femme a du appeler la police. Autre exemple de ce jeune, accueilli à l’hôpital et renvoyé chez lui. Or, sa maman ne le supporte pas et le jeune n’a pas d’autre solution. La tension monte.

Le confinement peut être vraiment difficile à supporter, presque impossible parfois pour certaines personnes psychologiquement fragiles.

En hôpital psychiatrique, l’absence de visites et le confinement des personnes même au sein de l’établissement rend encore plus difficile la vie au jour le jour et le travail de rétablissement des personnes. Témoin cette femme souffrant d’angoisses extrêmes, raison de son hospitalisation et qui se sent perdue. Elle a résisté longtemps à l’hospitalisation craignant l’isolement... Ce qu’elle vit difficilement aujourd’hui. Les appels téléphoniques permettent malgré tout une présence.

La situation financière devient difficile pour les personnes précaires, avec la fermeture des marchés et des restos du cœur. Car beaucoup vont faire la fin des marchés et se fournir aux restos du cœur.

C’est bien difficile quand on n’entend pas. « Hier il a fallu que j’aille renouveler mes médicaments et faire des courses. Je me suis fait contrôler par la police. Ce monsieur était bien gentil, mais masqué, malgré ce que je lui ai dit. Il a fallu longtemps pour que quelqu’un vienne m’expliquer qu’il voulait voir ma carte d’identité. Résultat : un calepin ne va plus quitter ma voiture, avec un stylo que je désinfecterai après, si le policier n’en a pas. »

« Dans mon immeuble, c’est l’indifférence totale. Seule une personne m’a demandé si j’avais besoin de quelque chose, mais elle est est d’origine asiatique et parle très mal le français. En fait, elle le parle à peine. Mais au cas où.. Et sur toute la paroisse, seules 3 personnes ont pris de mes nouvelles. Le curé se fait muet, à l’heure où on parle tant de fraternité. »

J’ai appris que maman, en ehpad, avait une grosse gastro. Il semblerait que le covid ne soit pas (encore) arrivé à la maison de retraite.. Alors, j’ai repris le courrier postal pour lui donner des nouvelles et lui expliquer ce qui se passe avec le Covid.

Isabelle Monier et Geneviève Robert, pastorale de la santé et du handicap
30 mars 2020

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