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01/06/2020

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Décès Catherine Pétronin, aumônier des hôpitaux de Magny-en-Vexin, Marines et Aincourt, est décédée le lundi de Pâques, 13 avril 2020, à l’âge de 61 ans, à l’hôpital de Pontoise, des suites d’une longue maladie. Ses obsèques se sont déroulées jeudi 16 avril en l’église de Montgeroult.

 


Engagée depuis longtemps sur le secteur paroissial de Marines, Catherine avait reçu sa mission d’aumônier hospitalier il y a six ans. Tout au long de ces années, elle a accompagné les personnes hospitalisées, les personnes en situation de handicap qui vivaient dans les Maisons d’accueil spécialisé de Magny et d’Aincourt, ainsi que les résidents des EHPAD rattachés à ces établissements.

Attentive à chacun(e), elle soutenait les trois équipes de visiteurs bénévoles avec bienveillance et efficacité, et a fait preuve dans sa dernière année de lutte contre la maladie, d’un courage et d’une foi immenses. Catherine disait de sa mission : « C’est la plus belle que je connaisse. Devant la maladie et la mort, on ne peut faire semblant. La vérité vous place au cœur de la vie. »

Au début de sa maladie :

« Depuis que j’ai la foi, il me semble que vivre, c’est se préparer à mourir : cela dit sans pensées morbides. Cela signifie seulement que nous, croyants, nous avons la chance de savoir où nous allons, vers qui nous allons. Vivre dans cet axe permet de concevoir sans peur ce passage vers l’Amour total. C’est pourquoi, à l’annonce de la maladie, je me dis que survivre, c’est très bien, mais mourir, c’est très bien aussi. »

« La vie est belle sous toutes ses formes. Une vie qui peut paraître amoindrie par la maladie ou le handicap produit parfois un élargissement et une vie plus intense. J’ai constaté dans ma mission que ce qui pourrait paraitre de l’extérieur comme une vie insupportable peut être vécu de l’intérieur comme un épanouissement. » Catherine

 

Ci-dessous, quelques témoignages de personnes qui l’ont connue et aimée :

 

Daniel Ducasse, ancien vicaire général, prêtre référent de l’aumônerie de l’hôpital de Pontoise :

Quand j’ai appris le décès de Catherine, la première image qui m’est revenue c’est celle de la célébration de l’onction des malades qu’elle a reçue le 27 février 2019. Nous étions dans la chapelle de l’hôpital de Pontoise, encore tout abasourdis par l’annonce de la terrible maladie qui la rongeait. Il y avait là : Yves, son mari, les membres de son équipe de l’aumônerie de Magny, Marie-Claude, l’aumônière de Pontoise, et quelques-uns de ses amis. Malgré notre tristesse, la célébration fut joyeuse, tant Catherine abordait cette épreuve avec foi et sérénité. Elle était pleine de vie et rien ne laissait supposer qu’elle nous quitterait un an après.
Par la suite, j’ai eu l’occasion de la rencontrer pendant ses chimiothérapies à l’hôpital de Pontoise. Elle était très attentive aux personnes qui, comme elle, avait des chimiothérapies. Et surtout elle voulait comprendre comment le mal évoluait en elle et quelles thérapies étaient les meilleures pour elle ; elle voulait garder la maîtrise des soins, ce qui n’a pas toujours facilité ses relations avec certains oncologues…
Quand il m’est arrivé d’aller la voir chez elle, à Montgeroult, à chaque fois elle m’a demandé de prier à partir d’un texte de la Parole de Dieu, un psaume ou l’évangile du jour. Et avant de dire le Notre Père, sa prière se faisait toujours universelle.
Je me souviens aussi d’une visite que j’ai faite à l’hôpital d’Aincourt comme vicaire général quand Catherine y exerçait sa mission d’aumônière avec une équipe de bénévoles. J’avais remarqué combien elle avait une bonne connaissance des patients et des soignants. Sa mission lui tenait à cœur et elle était reconnue comme telle.
Cette attention aux personnes et cette foi dans la mission, je les ai retrouvées dans son livre « Les crocus de l’aumônière ». En tableaux successifs, elle décrit des situations, dépeint des personnes, en fait une lecture de foi. C’est plein d’amour et d’humour. A lire si on veut mieux connaître la mission d’un aumônier d’hôpital. Et à savourer si on veut goûter la vie au cœur des épreuves.
Merci, Catherine !


Marie-Claude Lamiaud, aumônier de l’hôpital de Pontoise :

Avec Catherine, pas de bavardage inutile...pas de parole futile. Ce que j’ai toujours éprouvé à son contact, c’est une forme de radicale vérité, une transparence limpide dans la confiance. Pas de parole désuète. Elle m’a permis de temps à autre d’accéder à son monde, de communier à sa singularité, comme deux sœurs.
Ce qui a été vrai et authentique quand nous avons fait connaissance lors de son stage à l’aumônerie de l’hôpital de Pontoise, il y a déjà quelques années, s’est toujours vérifié au fil du temps. Notre proximité s’est fortement réactivée au moment de l’hospitalisation et du décès de Père Isaïe : la complicité du regard et dans la prière, notre sensibilité commune à la qualité du silence, ce silence ou Dieu se dit...
Cette parfaite confiance en Dieu et son amour simple du Christ, l’ont pleinement habitée et soutenue... elle a témoigné par ses mots et ses attitudes d’une sérénité hors du commun. Elle se savait aimée et attendue...
Comme il est simple et évident de voir l’action de Dieu dans l’autre quand il se laisse emplir par son Esprit-Saint.
Merci chère Catherine.


Paul Cortes, aumônier de l’hôpital de Gonesse :

Catherine c’était le sourire, une écoute, une parole toujours attentionnée, une humanité profonde et une foi charitable et indéfectible, toujours engagée dans sa mission auprès des plus faibles…

 
Blandine Feugier, Déléguée Diocésaine de la Pastorale de la Santé Annecy

Avec Catherine, nous nous sommes rencontrés lors d'une retraite en silence à la communauté de la Roche d'Or dans le Doubs en août dernier.
Cette retraite avait pour intitulé : "Je porte la vie d'un Autre au dedans de moi" Maurice Zundel. Tout un programme qui en dit long sur la présence de la trinité une et indivise en nos cœurs.
Invitées ensemble à porter le pain et le vin un matin pour la consécration eucharistique, nous avons échangé deux mots sur nos missions respectives en Pastorale Santé. Nous nous sommes alors promis de nous parler davantage lors de la rupture du silence. C'est ce que nous avons fait le dernier soir en partageant la table et le repas.
Catherine tu m'as alors partagé ta maladie et des fragments de ta vie. En peu de temps, l'une et l'autre avons déposé des essentiels de nos vies.
Puis nous avons poursuivi par SMS et par mails nos réflexions et enrichissements. Je veux te remercier pour tes mots, ta sincérité ton désir de clarté et de vérité dans tous ces partages. Ce qui m'habite quand je pense à toi, c'est ton goût de la vie, de l'émerveillement et des joies simples avec cet amour du Seigneur et cette Foi chevillée au cœur. 
Tu es mon aînée dans la Foi, la souffrance et la maladie et je sais que déjà tu réalises du travail de Ciel en Terre. Je rends grâce à Dieu pour la belle personne que tu es. Merci Catherine, Merci pour tout, tu es et resteras toujours pour moi une alliée et un guide pour avancer dans cette mission d'aumônerie que tu aimais tant. A Dieu.


Marie-Hélène Deleforge, membre de l'équipe d'aumônerie de l'hôpital de Pontoise.

Catherine, je me souviens de nos marches dans la campagne ces derniers mois, quand tu le pouvais : échanges sur tout et sur rien, silences, phrases qui n’appelaient pas de réponse, rencontres dans la simplicité quotidienne de la vie... En apparence aucune menace ne planait sur toi...
Je me souviens de ton goût et de ton talent pour l’écriture, des deux livres que tu as fait éditer (Des bulles dans la glaise, Les crocus de l’aumônière), de la finesse de ton observation des personnes, des situations et de tes conclusions en demi-teinte, pleines d’humilité... Je me souviens que ton talent d’écrivain était reconnu, puisque tu as obtenu un prix lors d’un concours de nouvelles...
Je me souviens de ton goût pour la lecture, de nos échanges de livres ; tu n’aimais pas la fiction, tu étais intéressée par des récits même si tu les trouvais trop tristes, trop cruels, reflets de la vie dans certains pays... Je me souviens que tu me poussais à relire Spinoza, sans grand succès...
Je me souviens de ton émerveillement devant la nature, les lumières, le modelé du paysage mais surtout devant les rencontres que tu savais accueillir simplement...
Je me souviens de ta joie dans les partages d’Evangile de notre petit groupe...

17 avril 2020

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