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04/04/2020

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Partage Dimanche 8 décembre 2019, enfants et jeunes en situation de handicap, et leurs parents, se  sont rencontrés pour discuter sur le thème de l’attente dans la confiance, à partir de la lecture d’un conte. Partageons quelques échos de ces échanges.


L’attente dans la confiance, c’est l’attente de Jésus qui vient, notamment grâce à nos enfants ou nos proches en situation de handicap qui témoignent de Dieu. C’est peut-être ce que symbolise le conte suivant, échangé après une messe et un moment convivial.

 

Une ville dans la nuit (conte)
Il était une fois une ville où  il faisait toujours nuit.
Il y avait des nuits de pleine lune, des nuits bien éclairées par les étoiles ; quand c’était trop noir, on allumait des lampes, mais… c’était toujours la nuit !
Et voilà qu’un jour, un étranger arrive !
Il raconte qu’il vient de loin et, qu’ailleurs, il y a des villes où, après les heures de nuit, viennent des heures de jour. Il raconte que le jour est tellement clair qu’on n’a même pas besoin de lampes.
Les gens emmènent le voyageur chez monsieur le maire. Ils veulent tous qu’on fasse venir le jour dans leur ville ! Le maire se met à bougonner : « Le jour, le jour… Et où voulez-vous que j’aille le chercher, moi, le jour ? Et puis d’abord, ça va coûter à la mairie, ça ! »
Le voyageur répond : « Mais le jour ne s’achète pas ! Il vient, c’est tout ! » Le maire fait : « Ah ? Ben alors, pourquoi n’est-il jamais venu chez nous ? » Le voyageur répond : « Pourquoi et comment le jour viendrait-il si personne ne l’attend ? »
Le maire et les habitants en restent la bouche ouverte… Ils n’avaient pas pensé à ça ! Puis le maire dit : « Attendre, attendre… Mais ça va prendre combien de temps d’attendre le jour ? »
Alors une petite fille s’écrie : « Moi, je sais, quand j’attends une lettre ou un email, ou un SMS de mon amoureux, je vais vingt fois à la boîte aux lettres, je regarde cent fois si j’ai un message jusqu’à ce que j’aie des nouvelles de mon amoureux ! C’est sûrement comme ça qu’on doit attendre le jour, comme une lettre d’amour ! »
Et le jardinier prend la parole : « Moi, je sais ! Quand je sème une graine et que j’attends qu’elle devienne une plante, je la soigne, je l’entretiens… C’est sûrement comme ça qu’il faut attendre le jour, comme une graine qui germe et qui va grandir ! »
Et le poète s’exclame : « Quand j’attends un vers, une rime, je m’assieds devant ma feuille, je ferme les yeux et j’écoute dans ma tête ! C’est sûrement comme ça qu’on doit attendre le jour, comme un poème ! »
Et tous les habitants s’aperçoivent qu’eux aussi savent comment attendre le jour !
Et tous se mettent à attendre le jour… La jeune fille regarde si elle a un message ou une lettre cent fois par jour, pour voir si le jour arrive. Et le jardinier surveille la croissance de sa graine pour voir si le jour arrive. Et le poète ferme les yeux et écoute dans sa tête si le jour arrive.
Et bientôt, là-bas, au bord des toits, une minuscule ligne rose grandit, grandit… Et brusquement toutes les couleurs ont éclaté, tout le paysage se révèle.
Tout le monde fait « Ah ! », « Oh ! », comme on fait au feu d’artifice ! Mais c’est bien plus beau qu’un feu d’artifice ! C’est le jour qui est venu sur la ville ! Alors tout le monde s’émerveille, admire les couleurs, les détails du paysage, et tout le monde fait la fête.
Mais arrive un moment où le maire prend la parole : « Demain, vous élirez un autre maire, car moi, je vais devenir veilleur. Je passerai mes nuits à attendre le jour, afin qu’il revienne toujours chez nous ! »
Le Maire est donc devenu veilleur. Et parfois, très tard le soir ou dans la nuit, lorsqu’un habitant se trouve dans la rue et rencontre le maire qui fait sa ronde avec sa lampe, il lui dit : « Alors, veilleur ! En voilà une nuit bien noire ! On a l’impression qu’elle ne va jamais finir ! »
Alors, à ce moment-là, le veilleur, sûr de lui, répond : « Mais si, elle va finir par se terminer ! Le jour va revenir… puisque je l’attends ! »

 

Quelques réactions au conte
• Une jeune fille porteuse de trisomie : « Moi, ça m’a fait penser quand j’ai eu peur le premier jour de mon Baptême et de ma communion. Oui j’ai eu peur, c’est comme s’il y avait une lumière autour de moi. J’avais Jésus en moi ! Je l’attendais tellement... »
• Une jeune fille de 18 ans : « Et moi, j’ai pensé à ma confirmation, quand l’évêque m’a parlé. J’ai vraiment senti la présence de Jésus. »
• « Et moi», dit une autre jeune fille, « j’ai senti l’odeur de Jésus quand j’ai fait ma communion. Je suis vraiment devenue enfant de Dieu ! »
• « Les épreuves font peur. Et j’en ai eu beaucoup, pas seulement le handicap de mon enfant. Alors, j’ai aimé le conte, qui n’est pas seulement pour les enfants, parce qu’il nous dit que le jour va venir si on l’attend. On s’en sort forcément si on l’espère, même si aujourd’hui, on ne voit rien venir. »
• La jeune fille porteuse de trisomie – avec un immense sourire : « Oui, même si on se dit que ça va être dur, avec le Seigneur, on va passer une bonne journée, une joyeuse journée avec le Seigneur ! »
• « Changeons de façon de voir ! C’est vrai, la joie n’est pas donnée à tout le monde, mais à nous, parents d’enfants handicapés, la joie est donnée ! »
• « Jésus est plus proche des souffrants. Pour Dieu, il n’y a pas de handicap. On est tous ses enfants ! »
• « Les handicapés vivent dans l’espérance. Avec l’aide de Jésus, ils nous donnent la force pour aider les autres. »
• « La confiance, c’est aussi des actes. »

Décembre 2019

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